Expulsé du Paradis

Ce qu’on aurait appellé l’atout principal
de ce pèlerinage m’est perdu.
On a laissé mon coeur se distraire pendant
assez de temps.  Maintenant, il est cuit.
Et on n’a plus de voies, plus d’avenues,
plus de dépit, plus de tristesse.
On n’a plus de sentiments actuels, seule, nue.
Je devrais te quitter, aller explorer d’autres possibilités
de ce monde, dans ce monde,
puis qu’il existe de plusieurs possibilités.
Mais j’ai plus de volonté me jeter dans l’océan
Pour voir si j’ai du quoi flotter, ou si
Je me suis habillée avec aplomb en plomb.
Et les jours passent, sans que je m’en aperçoive…
La vieillesse m’atteint à l’âge d’un quart de siècle.
J’ai un regard fixé, tout droit, sans voir.
La lueur que j’avais trouvé dans vos yeux s’est éteint
Et je restes dans le noir.

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