The working week

Monday dawns despite our dread
Tuesday morning hurts our head
Wednesday’s interminable
Thursday’s boss is irritable
Friday afternoon goes slow
Knowing we have plans to go
Then Saturday we waste in shops
And Sundays fail to set our clocks.
Thus sleeping, shopping, steals “free” time
Without a reason, or a rhyme
Before we know, it’s gone and done
And once again, the week’s begun.

A Marriage of Convenience

The unwilling coexistence of passengers.
Introduced with a nod, the proposal made
By the raising of an eyebrow;
The automatic courtesy shrug
Finalizing a contract of mutual misery
For several hundred miles to come.
A contract to ignore the insupportable,
With the unwritten clauses
Detailing petty irritations, annoying personal habits
And unwelcome elbows
Insinuating their way into the afternoon
As the fields and houses flash by.
A blanket of humanity, settled, staid.
Sliced-through by the rattling train
Travelling at breakneck speed.

Belonging

Le déjeuner prêt dans ma tête
Je sors, l’éstomac toujours vide.
Le mémoire m’aide plus à m’en
Souvenir des choses dont j’ai été
béni de connaître pendant la vie.
Ce vie, ma vie.
J’ai perdu le fil, et d’un coup
Tout la toile s’etouffe.
Les ficelles étant autant confusés
Que tout l’histoire est ruiné.
Mon histoire en ruines!
Je ne sais plus comment y’en croire.
Il me manquent les preuves,
les petits aides-memoires
Où sont-les?  Je me sens seule.
Le monde m’entourne avec ses
Médecins, ses hôpitaux, ses maris,
Ses enfants, ses routines…
Et je le reconnais de moins en moins.
Chaque jour, à chaque pas,
Il est nouveau, le tout.
Et j’y appartiens plus.

Expulsé du Paradis

Ce qu’on aurait appellé l’atout principal
de ce pèlerinage m’est perdu.
On a laissé mon coeur se distraire pendant
assez de temps.  Maintenant, il est cuit.
Et on n’a plus de voies, plus d’avenues,
plus de dépit, plus de tristesse.
On n’a plus de sentiments actuels, seule, nue.
Je devrais te quitter, aller explorer d’autres possibilités
de ce monde, dans ce monde,
puis qu’il existe de plusieurs possibilités.
Mais j’ai plus de volonté me jeter dans l’océan
Pour voir si j’ai du quoi flotter, ou si
Je me suis habillée avec aplomb en plomb.
Et les jours passent, sans que je m’en aperçoive…
La vieillesse m’atteint à l’âge d’un quart de siècle.
J’ai un regard fixé, tout droit, sans voir.
La lueur que j’avais trouvé dans vos yeux s’est éteint
Et je restes dans le noir.